Je suis fasciné par les récits post-apocalyptiques. « Nothing But Time » est mon illustration de ce thème. Au départ, il y a la musique de Skyscraper alias Benoît Cassina. J’avais fait sa connaissance dans un bar parisien et j’aimais beaucoup sa musique, d’une sensibilité naïve et touchante. Je suis tombé amoureux de son morceau « Nothing but time », qui a le don de me transporter ailleurs instantanément.

Du tournage, je me rappelle qu’il faisait très froid et qu’il fallait donc faire vite. J’ai beaucoup aimé la chorégraphie qu’a fait Nelly Todorova, une improvisation préparée avec quelques photos des lieux et la musique. J’avais fait plusieurs fois des repérages du côté du Port du Rhin à Strasbourg. C’est un quartier assez étrange où il y a beaucoup d’activité industrielle, mais aussi pas mal de friches, de trains abandonnés, de surfaces taggées. Et en cinq minutes, on se trouve à nouveau dans un quartier résidentiel.

Je me rappelle d’un endroit où il y avait un bâtiment détruit. Sur le trottoir, il y avait un cygne mort dont on commençait à voir le squelette. C’est donc ici que les cygnes viennent mourir. Les cygnes ont cette grâce naturelle qui font qu’on les croît immortels. C’était brutalement beau d’en voir un à moitié désarticulé, finalement rattrapé par la mort.

J’avais acheté un « baladeur à cassettes » sur le bon coin. Dans un futur post-catastrophe, j’imagine que l’on recycle le moindre objet retrouvé et que toute source de divertissement est bonne à prendre. Je me souviens du plaisir à manipuler cet objet exhumé du passé, le clapet en plastique, les boutons épais que l’on enfonce profondément pour mettre sur « lecture ».

Ci-dessous, la galerie de photos qui a servi de repérages.

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